20 février 2012

Marie Nigoul - multiples regards

Marie Nigoul
multiples regards

exposition du 12 au 31 mars 2012
ouvert tous les jours de 11 heures à 18 heures, et sur rendez-vous

Hôtel Bellevue Pyrénées - Séméac

Jean-Louis Caumont, directeur de l’Hôtel Bellevue Pyrénées
Sylvio Brianti, organisateur de l’événement,
sont heureux de vous inviter à l’inauguration de l’exposition  

le lundi 12 mars 2012 à 18 heures 30
l
ancée avec une improvisation dansée de Marie Nigoul et Tatiana Taneva

après l'inauguration, un repas sur réservation est proposé par le Bellevue (menu 19 euros)


multiples regards

Femme-orchestre, Marie Nigoul l'est indiscutablement, avec énergie et convictions. Peintre, plasticienne, illustratrice, décoratrice de théâtre, vidéaste, photographe, affichiste, comédienne, art thérapeute... La liste n'est pas close, elle pourrait peut-être prêter à confusion. Mais la multiplicité n'induit pas automatiquement la confusion. En bonne archéologue qu'elle fut – oui, nous avions oublié de le signaler, elle fut à ses débuts archéologue – Marie Nigoul stratifie ses pratiques pour mieux en entremêler ou extraire les regards. Elle réfute de fait le penchant de nos sociétés vers la spécialisation, la manie de l'étiquetage. Chacun des instruments dont elle use en soliste produit un résultat différent, spécifique. La capacité à démultiplier les regards artistiques se révèle étonnante. Elle touche à tout et fait mouche partout.
Marie Nigoul a initié depuis plusieurs mois une série d'œuvres que l'on pourrait de prime abord qualifier de peintures : de grandes boites d'où émergent en surface des toiles peintes dans lesquelles s'incrustent radiographies et photos. Chacun de ces caissons s'éclaire de l'intérieur pour mettre en œuvre et faire vibrer transparences et jeux de lumières. Chaque élément possède sa propre mise en scène, son histoire, sa vie. Une scénographie pensée de l'ensemble conduit à un parcours implacablement imposé et partagé.
Il faut assurément trouver dans cette série la part la plus profondément personnelle et intime de l'artiste.  Cette galerie de personnages, car il s'agit bien ici de figures humaines, surgit avec une subtile mais perturbante brutalité. Sortes de gisants - femmes et hommes, couples, enfants -, bien droits, aux yeux grands ouverts, qui, lorsque la lumière s'active, laissent paraître des bouts d'anatomies radiographiées. De fausses et partielles écorchures mises à vif, qui en négatif n’excluent bien au contraire pas de positives fenêtres. Marie Nigoul entreprend là une fouille acérée et chirurgicale d’elle-même, mais donc aussi de l'être humain. Parler de soi, certes, pour mieux parler aux autres, des autres. Du monde aussi qui s’est introduit en cours de route dans le travail, avec une œuvre évoquant Fukushima. La fragilité de la femme et de l’homme va de pair avec celle de la plasticité de l’oeuvre. Il y a du théâtre dans le travail de Marie Nigoul, rien d’étonnant à cela. Un théâtre d’ombre dressé en lumière. Les écorchés debout et dansants parlent aux vivants dans un acte de résistance rempli d’espoir. Regardons, et entrons dans leur danse sans crainte !

Sylvio Brianti

Marie Nigoul oeuvre Multiples regards

Marie Nigoul vit et travaille à Monfaucon dans le nord des Hautes-Pyrénées.

Diplômée en histoire médiévale puis en archéologie (1990-95), elle délaisse en 1999 les traces du passé pour s’intéresser à celles du présent et de l’avenir. Elle crée alors du mobilier et des environnements pour enfants (La Fée Nambule).
À partir de 2006, elle travaille comme illustratrice : des albums jeunesse pour le CRDP Midi-Pyrénées (Pailhassa avec Thérèse Pambrum et Polifonias avec Pascal Caumont) ; mais aussi  réalise  affiches et graphismes pour de nombreux événements culturels, dans le théâtre, le cirque et la musique. Elle œuvre en parallèle pour le spectacle vivant comme créatrice de visuels et de décors.
En 2009, Marie Nigoul conçoit avec la danseuse Tatiana Taneva le spectacle Voyage en Amnésie, qui voit le jour en avril 2010 lors d’une résidence au Pari à Tarbes. Elle poursuit cette collaboration avec le conte musical Le soldat malgré lui, mis en scène par Fabrice Guérin, où elle joue également (en tournée actuellement).
Elle est photographe de scène sur des festivals en Midi-Pyrénées (Jazz in Marciac, Jazz sur son 31, Circa…). Elle initie en 2011 une création plastique mêlant photos et installations avec Michel Labordes sur le thème de l’errance (présentée du 24 avril au 18 mai 2012 au château de Crouseilles). Elle participe également à la mise en place dans les Hautes-Pyrénées d’ateliers d’art thérapie pour les malades atteints de cancers.
Marie Nigoul décide pour la première fois de montrer et de mettre en scène son travail pictural le plus récent dans les vastes espaces de l’hôtel Bellevue à Séméac du 12 au 31 mars 2012.

pendant l’exposition
le samedi 17 mars 2012,
Marie Nigoul invite plusieurs artistes pour une soirée spectacle à 20 heures (durée environ 1h30)

lecture de textes par Marc Lallement et improvisations visuelles de Marie Nigoul, FIL, spectacle danse et voix de Sophie Barros et Maya Paquereau, acrobaties de Jonathan Frau, concert de Fabrice Guérin et Vincent Ferrand

entrée avec libre participation / il sera possible de manger sur place juste après le spectacle avec les artistes (menu 15 euros, réservation souhaitée)

contact artiste : 06.27.36.58.96

Hôtel Bellevue Pyrénées - 48, rue du 8 Mai - 65600 Séméac
Tél. : 05. 62. 36. 22. 30.
hotelbellevuepyrenees@wanadoo.fr
www.hotel-bellevue-pyrenees.fr
sortie A64 Tarbes-Est, 3ème rond-point à droite vers Tarbes, proche piscine Bellevue

Posté par Sylvio BRIANTI à 18:12 - Commentaires [0] - Rétroliens [0]


un livre sur François Pellarey

Nous avons décidé, amis et connaissances de François Pellarey, de lancer le projet d'une publication monographique consacrée à l'œuvre de cet artiste peintre. À la mesure de la densité et de l’importance de son travail sur un parcours de plus de 50 années de peinture, cette initiative apparaît à ce jour opportune et essentielle. Nous sommes persuadés qu’elle sera la bienvenue pour ceux d'entre vous qui le suivez et appréciez son itinéraire artistique. Pour d’autres ce sera l’occasion de découvrir cette œuvre riche et singulière.

Cet ouvrage contiendra 124 pages, dos carré, avec couverture cartonnée, et de format 24 x 22 cm.

Nous ferons le choix chronologique d’une centaine d'œuvres depuis ses débuts.

L'ensemble comportera un texte biographique général et une biographie-bibliographie rédigée par Sylvio Brianti. D'autres textes critiques  ayant jalonné son parcours rythmeront le livre.

La fabrication sera confiée aux éditions Édicité à Tarbes, qui assurera donc une diffusion en librairie.

Nous lançons auprès de vous une souscription pour réunir une partie du budget nécessaire.

La clôture de cette souscription est fixée au 31 mars 2012, pour une parution de l’ouvrage estimée rentrée 2012. La sortie de cette monographie donnera l’occasion de présentations et d’expositions. Les oeuvres de François Pellarey seront notamment présentées en 2012 à l'abbaye de l'Escaladieu et à la Fonadation Cenac à Soues

             > Le prix d'appel pour chaque exemplaire est de 25 euros (prix public 30 euros ensuite).

            > 35 exemplaires seront disponibles avec un dessin original de l'artiste (format 22 x 22 cm environ) au prix de 90 euros chaque exemplaire.

Téléchargez et imprimez le bon de souscription : Pellarey_souscription

Vous remerciant vivement pour votre attention, nous comptons et apprécierons votre participation et soutien, lesquels seront les bienvenus pour finaliser cette initiative.

 Renseignements et coordination : Sylvio Brianti : sylvio.brianti@wanadoo.fr

 

François PELLAREY

Né à Gisors en 1938, François Pellarey a commencé à dessiner à l'âge de 12 ans. Employé dans le bâtiment puis cheminot, il suit des cours à l'École des Arts de Tarbes sous la conduite de François Mengelatte et Jean Marquerie. Premières expositions à la galerie Dubernet à Tarbes en 1963 et 1964. Sa première période est classique : une peinture figurative moderne et colorée, à la touche épaisse. En 1970, il réalise des peintures en couleurs vives et acides, traitées au couteau, à la manière d'un Nicolas de Staël (série sur le rugby). C'est au milieu des années 1970 qu'il trouve sa voie, entre fauvisme et expressionnisme. Ses peintures sur panneaux usent d'une pâte très épaisse. Il multiplie les touches pour façonner de massifs portraits dont il exagère les visages et les cous. Sa peinture gestuelle, amenée sans dessin préalable, elle puise dans des couleurs vives : rouges, jaunes, bleus et verts et leurs variations mauves et orangées.

PellareyAuto

Petit à petit, François Pellarey délaisse la matière et les épaisseurs de peinture pour des œuvres plus lisses dans leur coup de pinceau. Expositions régulières à la Galerie Zeller à Tarbes (1986, 1989). Il revient toujours aux mêmes sujets. Des paysages des Pyrénées, d'autres intimes et resserrés hors de toute géographie, avec des personnages et perspectives de chemins sinueux, dans la lignée des expressionnistes allemands (Jawlensky ou Kirchner). De forts portraits de femmes aux visages allongés arborant chapeaux ou bérets, Les Adrienne. Des nus aux formes épanouies.

Pellarey est un peintre des petits formats aux compositions « léchées », mais aussi un peintre de grands formats dans un style plus hâtif d'une grande efficacité. Il a rompu avec ses sujets classiques en abordant au milieu des années 1980 la thématique difficile de la Shoah et des camps de concentration. De manière crue et un peu brutale, il fait surgir des rescapés hurlant derrière des barbelés, entourés de brasiers aux flammes immenses.

En parallèle, François Pellarey développe une œuvre graphique conséquente, plusieurs milliers de dessins au trait matissien, rapide et sûr, le plus souvent des portraits et des nus. L'homme est discret et ne se soucie que peu des tendances et des modes, ni d'ailleurs de la diffusion de son œuvre. C'est un artiste complet, dessinateur et peintre, fin connaisseur de l'histoire de l'art. Pour autant sa démarche, d'une certaine manière, peut s'assimiler à celle de l'art brut.

Il vit et travaille à Odos. Rétrospectives à Tarbes à la Chambre de Commerce (2000) et au Carmel (2006), au Musée Larrey à Beaudéan (2009). Exposition Galerie Valéra (2011). Collections publiques : à Tarbes, Match de rugby (1970), Musée Massey et Où est l'espoir ? (1988), au Musée de la Déportation et de la Résistance. Le Ténor, Musée des Beaux-Arts de Pau. Deux peintures au Musée d'Ovar au Portugal.

François Pellarey, notice parue in Traces d'artistes, dictionnaire de l'art moderne et contemporain dans les Hautes-Pyrénées de 1900 à nos jours, Sylvio Brianti, Tarbes : Édicité, 2010, pp. 281-282.

 

Posté par Sylvio BRIANTI à 17:44 - Commentaires [0] - Rétroliens [0]
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